“Aristotélisme”, La Génisse, la Chèvre, et la Brebis, en société avec le Lion

Catégories : 1668-1694ArgumentationAristoteAristotélismeBrebisChèvreEthosFableFablesFrançais (langue)GénisseJean de La FontaineLa Génisse, la Chèvre, et la Brebis, en société avec le LionLionLogosMoutonPathosPoésieRhétoriqueVache

Titre : Fables
Auteur : Jean de La Fontaine
Langue originale : Français
Date : 1668-1694
Genre : Poésie

Sixième texte du premier livre des Fables de La Fontaine, “La Génisse, la Chèvre, et la Brebis, en société avec le Lion” raconte la déconvenue de la Génisse, de la Chèvre et de la Brebis tandis que le Lion s’accapare la proie prise dans les lacs de la Chèvre.

Afin de justifier l’absence de partage, le Lion développe un discours dont la dimension argumentative n’est que de surface. Reprenant les trois dimensions de la rhétorique aristotélicienne, le Lion commence par rappeler son ethos d’animal dominant (“Et la raison, / C’est que je m’appelle Lion”). Il se réfère ensuite – maladroitement – à un argument censé relever du logos (“La seconde, par droit, me doit échoir encor : / Ce droit, vous le savez, c’est le droit du plus fort”), avant de tenter d’émouvoir son auditoire (pathos) en réclamant la prise en considération de son implication – en réalité inexistante – dans la chasse (“Comme le plus vaillant, je prétends la troisième”).

Néanmoins, cette pseudo-structuration vole en éclat dans les derniers vers. Seule la menace physique rend véritablement possible la tyrannie du Lion.

Pour citer cette page : "“Aristotélisme”, La Génisse, la Chèvre, et la Brebis, en société avec le Lion", in Lipotexte, URL: http://lipotexte.org/aristotelisme-la-genisse-la-chevre-et-la-brebis-en-societe-avec-le-lion/, mis en ligne le 2 novembre 2018, consulté le 14 novembre 2018.