“Mort”, Réparer les vivants

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Titre : Réparer les vivants
Auteur : Maylis de Kerangal
Langue originale : Français
Date : 2014
Genre : Récit

La mort – on croit avoir affaire là à une des notions les plus évidentes qui soient, et pourtant Réparer les vivants, avec son récit d’une transplantation cardiaque, ne cesse de souligner combien les limites entre vie et mort sont floues. Il y a d’abord la violence de ce changement si brutal, quand un proche décède tout à coup : comment accepter que celui qui, à peine quelques instants plus tôt était encore débordant de vie, soudain, ne soit plus ? Mais il y a aussi, parfois, cette situation étrange où le corps continue de vivre quand le cerveau est mort ; où la fin d’un être humain marque le renouveau d’une autre vie ; où la catastrophe devient synonyme d’espoir.

Le don d’organes bouscule notre perception de la mort, c’est ce que ne cesse de montrer Réparer les vivants à travers les points de vue de ses différents personnages. Maylis de Kerangal ne manque d’ailleurs pas de rappeler, au détour du portrait de l’un des protagonistes, l’importance qu’ont joué les travaux de Maurice Goulon et Pierre Mollaret dans les années 1950 : en faisant non plus de l’arrêt du cœur, mais de l’arrêt des activités cérébrales les signes cliniques du décès, c’est rien moins que la définition de la mort que ces deux hommes ont changé.

 

Pour citer cette page : "“Mort”, Réparer les vivants", in Lipotexte, URL: http://lipotexte.org/mort-reparer-les-vivants/, mis en ligne le 22 novembre 2020, consulté le 4 décembre 2020.